Les mesures d’autrefois

De l’Ancien Régime au système métrique (Xe siècle – 1840)

Introduction

Avant la Révolution française, la France ne connaît aucune unité de mesure nationale. Chaque province, chaque ville, parfois chaque seigneurie, impose ses propres unités. On dénombre plus de 700 à 800 unités différentes à la veille de 1789. Pire encore : un même nom peut recouvrir des réalités radicalement différentes selon la localité. Le généalogiste qui lit un acte notarié, un bail, un inventaire après décès ou une déclaration de capitation doit donc toujours se demander : quelle mesure locale est-ce que j’ai sous les yeux ?

Ce guide présente les mesures organisées par type (longueur, superficie, capacité, poids, monnaie) et par région, avec les équivalences métriques et les repères chronologiques permettant de les situer dans le temps. Des exemples issus d’actes réels illustrent chaque catégorie.

1. Repères chronologiques

Le tableau ci-dessous situe les grandes périodes du régime des mesures, de l’époque carolingienne à l’imposition définitive du système métrique en 1840.

PériodeRégime des mesuresCaractéristiques principalesRepères pour le généalogiste
Antiquité – Xe s.Mesures romaines puis carolingiennesPied de Charlemagne, toise, perche. Bases du système médiéval.Très peu d’actes conservés. Références surtout diplomatiques et ecclésiastiques.
XIe – XVe s.Diversification locale extrêmeChaque seigneurie fixe ses propres unités. Un même nom recouvre des valeurs différentes d’un village à l’autre.Chartes seigneuriales, terriers, censiers. La mesure locale est souvent précisée.
XVIe – XVIIe s.Tentatives d’uniformisation royaleOrdonnance de Villers-Cotterêts (1539) : actes en français. Le pied de roi (32,48 cm) s’affirme comme étalon de référence.Contrats de mariage, baux, inventaires après décès : mentions fréquentes de mesures agraires et financières (denier).
XVIIIe s.Pré-métrique : usage mixtePlus de 700 à 800 unités différentes à la veille de la Révolution. Quelques tentatives savantes (Académie des sciences) sans effet pratique.Cadastre ancien, arpentages notariés, déclarations fiscales (taille, capitation). Mention des mesures locales quasi systématique.
1795 – 1840Transition vers le système métriqueMètre légal depuis 1795, obligatoire en 1801. Napoléon crée les ‘mesures usuelles’ (1812–1840) comme compromis.Matrices cadastrales (1807–1815) : premières mesures métriques dans les actes officiels. Persistance des anciennes mesures dans les écrits privés.
Après 1840Système métrique exclusifLoi du 4 juillet 1837, applicable au 1er janvier 1840. Le mètre et l’hectare remplacent définitivement toutes les anciennes mesures.Les anciens termes subsistent parfois dans les actes ruraux jusqu’à la fin du XIXe s. (vergée en Normandie, journal dans l’Est).

⚠ Même après 1840, certains termes anciens persistent dans les actes ruraux informels, notamment la vergée en Normandie et le journal dans l’Est. Ne pas s’étonner de les retrouver dans des documents postérieurs à cette date.

2. Les mesures de longueur

Les mesures de longueur servent dans les actes de vente de terrain, les arpentages, les descriptions de bornage et les contrats de construction. La base du système est le pied de roi (32,48 cm), lui-même hérité du pied carolingien, et ses multiples (toise, perche, lieue). Attention aux variantes locales, parfois très éloignées de l’étalon parisien.

UnitéValeur approx.SubdivisionsPériode d’usageNotes régionales
Ligne≈ 2,25 mmMédiéval – 1840Plus petite unité courante. Utilisée par artisans et horlogers.
Pouce≈ 27,07 mm12 lignesMédiéval – 1840Légèrement différent du pouce anglais (25,4 mm). Bordeaux avait son propre pied de ville.
Pied de roi32,48 cm12 poucesCarolingien – 1840Étalon national. En Normandie (Manche), usage du ‘pied à 11 pouces’ (29,77 cm), plus petit.
Coudée≈ 48 cm1,5 piedAntiquité – XVIIe s.Usage essentiellement médiéval. Remplacée progressivement par la toise.
Toise≈ 1,95 m6 piedsMédiéval – 1840La toise de Paris = 1,9490 m. En Bretagne (Côtes-d’Armor) : toise de 6 pieds = 1,95 m ou 8 pieds = 2,60 m.
Perche≈ 5 à 6,5 m20 à 22 piedsMédiéval – 1840Perche de Paris : 18 pieds (5,85 m). Perche des Eaux & Forêts : 22 pieds (7,15 m). En Alsace : Ruthe, valeur variable selon la ville.
Canne≈ 2 mXVIe – XIXe s.Midi de la France (Provence, Languedoc). Canne de Marseille : 2,01 m. Canne de Montpellier : 1,99 m.
Lieue commune≈ 4 445 m2 281 toisesMédiéval – 1840La lieue marine vaut 5 555 m. Utilisée pour les distances entre localités dans les actes de transport et les contrats.

Exemple — « La maison confronte du levant la rue de la Boucherie, du couchant l’hôtel dudit sieur Martin, mesurée par la toise de six pieds, ladite maison faisant douze toises de façade. » (Acte notarié, XVIIe s.)

3. Les mesures de superficie

C’est la catégorie la plus fréquemment rencontrée en généalogie, dans les déclarations de propriété, contrats de mariage (dot en terres), baux et successions. L’arpent et la vergée sont les deux unités les plus répandues, mais leurs valeurs varient considérablement selon les régions et les types d’arpent (Paris, commun, Eaux & Forêts). Beaucoup d’unités agraires sont fondées sur une logique pratique : ce qu’un homme peut labourer en un jour, ou la surface que l’on peut ensemencer avec un boisseau de grain.

UnitéÉquivalence métriqueSubdivision dePériode d’usageNotes régionales
Perche carrée≈ 34 à 51 m²1/100 arpentMédiéval – 1840Variable selon la perche locale. Perche de Paris (18 pieds) = 34,17 m². Perche des Forêts (22 pieds) = 51,04 m².
Vergée≈ 1 055 à 2 000 m²1/4 arpentMédiéval – XIXe s.Vergée d’arpent (Paris) : 1 277 m². En Normandie (Manche) : 2 000 m² (5 vergées = 1 ha, règle mnémotechnique).
Arpent commun≈ 42 ares (4 221 m²)100 perches carréesMédiéval – 1840L’arpent de Paris (18 pieds) = 34 ares. Arpent des Eaux & Forêts = 51 ares. En Artois : mencaudée ou rasière de terre = 35 à 45 ares.
Journal / Journée25 à 50 aresUnité propreMédiéval – XIXe s.Surface labourable en une journée avec 2 bœufs. En Alsace : journal ≈ 49 ares. En Lorraine : varie de 25 à 50 ares selon la qualité du sol. En Saintonge : 1 journal = 33 ares.
Séterée / Éminée8 à 70 aresFond. du setierXIIe – XVIIIe s.Surface ensemencée avec un setier ou une émine de grain. En Provence : éminée ≈ 8 ares. En Midi/Languedoc : séterée plus grande.
Bonnier≈ 1,28 ha4 journauxMédiéval – XIXe s.Flandres et Artois. Belgique : bonnier de Nivelles = 400 verges carrées ≈ 1,22 ha.
Acre≈ 2 arpents4 vergéesXIIe – XVIIIe s.Normandie surtout. Terme aussi utilisé en Bretagne pour de petites parcelles.

Exemple — « …il déclare n’avoir que quatre vergées de terre sise au terroir de Mertzen, confrontant du nord le sieur Ziegler. » — Quatre vergées représentent, selon la mesure locale, entre 0,5 et 0,8 ha : une toute petite exploitation, cohérente avec la déclaration modeste d’un laboureur ou brassier alsacien.

⚠ Dans l’Aube seul, on a recensé quinze espèces d’arpents différents et vingt-deux sortes de boisseaux. Toujours chercher les tables de comparaison publiées par les préfectures après 1800 pour le département concerné.

4. Les mesures de capacité

Les mesures de capacité concernent les grains (blé, seigle, avoine, orge), les liquides (vin, huile) et parfois le bois ou le sel. On les rencontre dans les baux à ferme, les relevés de dîmes, les inventaires de grange et les actes de vente de récoltes. Le boisseau est l’unité la plus universellement répandue, mais aussi la plus variable — de 12 à 78 litres selon la ville.

UnitéVolume approx.Type de matièrePériode d’usageNotes régionales
Boisseau12,5 à 78 LGrains, sel, charbonMédiéval – 1840Mesure la plus commune. Boisseau de Paris : 13 L. Boisseau de Bordeaux : 78 L. À Coutances (Normandie) : 41 L, Saint-Brieuc : 34 L. En Alsace (Colmar) : ≈ 18,75 L.
Setier / Sétier≈ 156 L (grains)Grains, farineMédiéval – 1840Paris : 12 boisseaux. En Alsace : le sester de Colmar ≈ 18,75 L. Grande variabilité régionale.
Émine / Émine≈ 78 LGrainsXIIe – XVIIIe s.Moitié du setier. Utilisée surtout dans le Midi et l’Est.
MuidSec : 1 872 L / Liquide : 274 LGrains ou vinMédiéval – 1840Paris (liquide) : 36 veltes. Muid de Bourgogne : 268 L. En Alsace : la ‘mesure’ valait 64 pintes de Paris.
Chopine / Sétier0,47 LLiquidesMédiéval – 1840Paris. La pinte = 2 chopines = 0,93 L. À Bordeaux : pinte ≈ 1,28 L.
Velte7,62 LVin, liquidesXVIe – 18408 pintes. Le quartaut = 9 veltes = 68,5 L. Usité dans le commerce du vin.
Viertel (Alsace)≈ 110 – 120 LGrainsXVIe – XIXe s.Unité de base alsacienne. Colmar : 112,48 L. Le système distingue le Bürgermass (commerce) du Rittermass (rentes foncières, 1/16 plus grand).
Scandale (Provence)12 à 20 LHuile d’oliveXVIe – XVIIIe s.Mesure spécifique à l’huile d’olive, variable selon la ville provençale.

Exemple — « …payera audit bailleur chaque année à la Saint-Martin six boisseaux de froment mesure de Mulhouse, soit environ un viertel et demi, franc et quitte de tous frais… » (Bail à ferme alsacien, XVIIIe s.)

5. Les mesures de poids

Les mesures de poids figurent dans les inventaires après décès (orfèvrerie, argenterie, étoffes), les contrats d’achat de matières premières, les actes de commerce et les registres de dîmes en nature. L’étalon officiel est le marc de Charlemagne (244,75 g), mais la livre varie fortement d’une province à l’autre.

UnitéPoids approx.SubdivisionsPériode d’usageNotes régionales
Grain≈ 0,053 gUnité de baseMédiéval – 1840Base du système pondéral. 1 livre = 9 216 grains.
Denier (poids)≈ 1,275 g24 grainsMédiéval – 1840À ne pas confondre avec le denier monétaire ou le denier de rente.
Gros≈ 3,82 g3 deniers / 8 grainsMédiéval – 1840Utilisé pour les épices et matières précieuses.
Once≈ 30,59 g8 grosMédiéval – 1840Paris : 16 onces à la livre. Lyon : 13,75 onces (livre lyonnaise ≈ 421 g). Ain : 18 onces.
Marc≈ 244,75 g8 onces / ½ livreMédiéval – 1840Étalon officiel dit ‘marc de Charlemagne’. Utilisé pour peser les métaux précieux.
Livre (poids)≈ 380 à 552 g2 marcs / 16 oncesMédiéval – 1840Livre de Paris : 489,5 g. Livre métrique napoléonienne (1812) : 500 g. Très variable : de 380 g à 552 g selon les provinces.
Quintal≈ 48 à 52 kg100 livresXVIe – 1840Principalement pour le commerce de gros (blé, minerais). Quintal métrique (1795) = 100 kg.

Exemple — « …deux cuillers d’argent pesant ensemble trois marcs deux onces, estimées à raison de vingt-quatre livres tournois le marc d’argent façonné… » (Inventaire après décès, Paris, XVIIe s.)

6. La monnaie et les rentes : livres, sous, deniers

Le système monétaire de l’Ancien Régime repose sur la triade livre / sou / denier, héritée de Charlemagne. La livre tournois est la monnaie de compte dominante du royaume. Mais le terme « denier » désigne aussi, dans les actes de rentes constituées, l’inverse du taux d’intérêt annuel — usage totalement différent de sa valeur monétaire. Ce tableau distingue les deux emplois.

TermeTypeValeur / TauxPériode d’usageSignification dans les actes
Denier (monnaie)Subdivision1/240 de livreVIIIe s. – 1795Plus petite unité monétaire. 12 deniers = 1 sou. 240 deniers = 1 livre. Mentionné dans les quittances et petits paiements.
SouSubdivision12 deniersMédiéval – 179520 sous = 1 livre. Unité courante des transactions artisanales et agricoles.
Livre tournoisMonnaie de compte20 sous = 240 deniersXIIIe s. – 1795Monnaie de compte principale du royaume. Frappée à Tours. La livre parisis (Paris) valait 25 % de plus.
Denier (rente)Taux d’intérêt inversé1/N (N = 10, 12, 16, 18, 20, 25)XVIe s. – fin XVIIIe s.Exprime l’inverse du taux annuel d’une rente constituée : denier 10 = 10 %, denier 20 = 5 %. Permet de dissimuler l’usure sous une forme légale.
Denier 10 – 12Taux élevé8,33 % à 10 %XVIe – début XVIIe s.Taux pratiqué avant les réformes de Colbert. Indice d’un capital engagé à risque ou d’une dette ancienne.
Denier 16 – 18Taux intermédiaire5,55 % à 6,25 %1601 – 1665 (Normandie)Rouen : denier 16 de 1601 à 1634, puis denier 18 jusqu’en 1665. Permet de dater approximativement un acte.
Denier 20Taux légal standard5 %1665 – fin XVIIIe s.Imposé par Colbert comme taux officiel des rentes constituées. Mention quasi exclusive dans les actes après 1665.
Denier 25Taux bas spéculatif4 %Système Law, 1718–1720Période de spéculation intense. Rare dans les actes notariés courants.

Exemple — « …dix à douze livres de rente au denier dix, il déclare n’avoir que quatre vergées de terre. » — La rente au denier dix représente 10 % d’intérêt annuel sur un capital de 100 à 120 livres. Ce taux élevé situe probablement l’acte au XVIe ou au début du XVIIe siècle, avant les réformes de Colbert.

⚠ La livre parisis (frappée à Paris) valait 25 % de plus que la livre tournois. 20 livres parisis = 25 livres tournois. Préciser la nature de la livre dans tout calcul de valeur.

7. Aperçu régional

Ce tableau synthétise les mesures caractéristiques de chaque grande région, utile pour orienter rapidement ses recherches selon la zone géographique de ses ancêtres.

RégionMesure de superficieMesure de capacitéMesure de longueurParticularités notables
Alsace (Haut et Bas-Rhin)Journal ≈ 49 ares (400 quadrat Ruthen). Schatz = 10/9 de journal.Viertel / Rézal : Colmar 112 L, Mulhouse 116 L. Sester ≈ 19 L. Picotin ≈ 3,84 L.Schuh (pied) et Ruthe (perche) variables selon la ville. Perche de Mulhouse ≈ 3,5 m, de Colmar ≈ 4,2 m, de Strasbourg ≈ 2,9 m.Double système de mesures de capacité : Bürgermass (commerce) et Rittermass (rentes, 1/16 plus grand).
Normandie (Manche)Vergée ≈ 2 000 m² (5 vergées = 1 ha). Acre = 4 vergées.Ruche = 25 pots. Boisseau de Coutances ≈ 41 L.Pied à 11 pouces (29,77 cm) vs pied de roi (32,48 cm). Toise de 6 ou 8 pieds.Une terre de 600 vergées avec le pied à 11 pouces n’équivaut qu’à 504 vergées avec le pied de roi. Préciser la localité est indispensable.
Tarn / LanguedocSéterée, éminée (8 à 70 ares). Journal variable.Setier de grain variable. Émine = 1/2 setier.Canne de Montpellier ≈ 1,99 m remplace l’aune pour les longueurs.Mesures très liées aux redevances seigneuriales et aux baux à complant ou à champart.
Deux-Sèvres / PoitouArpent, journal. Boisselée variable selon les secteurs (439 à 659 m²).Boisseau très variable selon la sous-région.Pied de roi standard.Notariat royal très actif (baux, contrats de mariage). La boisselée est fréquente dans les déclarations de propriété.
Flandres / ArtoisBonnier ≈ 1,28 ha. Rasière de terre ≈ 45 ares. Mencaudée ≈ 35 à 45 ares.Rasière ≈ 70 L (Lille, Normandie, Picardie). Mencaud (capacité liée à la mencaudée).Verge ≈ 2,98 ou 5,95 m selon la localité.Terminologie différente selon la sous-région : mencaudée à l’est, rasière au nord-ouest, journal au sud-ouest.
Bretagne (Côtes-d’Armor)Arpent local. Penée (nombre de boisseaux variable).Boisseau de Saint-Brieuc ≈ 34 L, de Lamballe ≈ 30 à 32 L. Pipe = 40 boisseaux.Toise de 6 pieds (1,95 m) et toise de 8 pieds (2,60 m).Après la Révolution, les tableaux de comparaison des mesures du département sont publiés dès 1801 et 1806.
Provence / LanguedocÉminée ≈ 8 ares. Ânée ≈ 7 arpents.Scandale (huile) : 12 à 20 L. Setier variable.Canne de Marseille ≈ 2,01 m.Mesures spécifiques à l’huile d’olive et à la viticulture. Les unités varient fortement d’une ville à l’autre en Provence.
LorraineJour / arpent : 25 à 50 ares. Hommée = 1/10 du jour.Boisseau et setier variables.Toise lorraine longue. Le système est quasi décimal grâce à la subdivision en dixièmes.La toise et le jour varient selon la qualité de la terre. Terres de culture = valeur maximale du journal.

Conseils pratiques pour le généalogiste

1. Identifier la province et la localité avant toute conversion. Une vergée normande, une vergée parisienne et une vergée des Îles Anglo-Normandes n’ont pas la même valeur.

2. Rechercher les tables de comparaison départementales publiées après 1800. La plupart des préfectures ont fait paraître, entre 1801 et 1840, des tableaux de correspondance entre les anciennes mesures locales et le système métrique. Certains sont consultables sur Gallica ou dans les archives départementales.

3. Dans les actes alsaciens, distinguer le Bürgermass du Rittermass pour les capacités, et identifier si la perche est celle de Strasbourg, Colmar ou Mulhouse — les valeurs diffèrent significativement.

4. Pour les rentes, le numéro du denier permet souvent de dater approximativement l’acte ou de situer son contexte économique (taux élevé = époque antérieure à Colbert ou débiteur fragile).

5. Ne jamais convertir mécaniquement. Les mesures locales sont des marqueurs culturels autant que des unités techniques. Conserver les termes originaux dans vos fiches de dépouillement.

Sources et références

• « Les poids et mesures sous l’Ancien Régime », histoire-genealogie.com — https://www.histoire-genealogie.com/Les-poids-et-mesures-sous-l-Ancien-Regime

• « Les mesures en usage en Alsace durant l’Ancien Régime », Association Le Vieil Erstein — https://www.vieil-erstein.alsace/les-termes-monnaies-taxes-mesures-utilises-d-antan/les-mesures-en-usage-en-alsace-durant-l-ancien-regime/

• « Poids et mesures sous l’Ancien Régime (Moyen Âge – Révolution) », Généaplus — https://geneaplus.com/outils/poids-et-mesures/poids-et-mesures-sous-lancien-regime-moyen-age-revolution-francaise/

• « Rentes constituées », Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Rentes_constitu%C3%A9es

• « Vergée », Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Verg%C3%A9e

• « Valeurs et mesures anciennes utilisées dans la Manche », Histothèque Jean-Vitel — https://histothequejv.wordpress.com/valeurs-et-mesures-anciennes-utilisees-dans-la-manche-tables-de-comparaison/

• « Poids et mesures dans l’Alsace d’autrefois », Fédération des Sociétés d’Histoire d’Alsace — https://www.alsace-histoire.org/publications/poids-et-mesures-dans-lalsace-dautrefois/

• « Les anciennes mesures agraires », Archives du Pas-de-Calais — https://www.archivespasdecalais.fr/Chercher/Fiches-d-aide-a-la-recherche/Je-fais-des-recherches-sur-l-organisation-et-l-histoire-du-territoire/Poids-et-mesures-anciens/Les-anciennes-mesures-agraires

• « Mesures de Lorraine sous l’Ancien Régime », Association La Costelle — https://www.lacostelle.org/document_mesures_de_Lorraine.php

• « Système monétaire du royaume de France », Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_mon%C3%A9taire_du_royaume_de_France

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