Tout a commencé par un secret.
Mais entre-temps, quelque chose s’était passé. La généalogie m’avait rattrapée.

Je suis née d’un adultère. Mon père ne m’a reconnue que lorsque j’avais vingt ans. Pendant longtemps, mes origines étaient floues, incomplètes. La généalogie m’a offert ce que je n’attendais pas : des racines solides, une histoire à moi, une légitimité. Retrouver mes ancêtres m’a fait beaucoup de bien — je mesure encore aujourd’hui ce que cette quête m’a apporté.
Ce qui devait être une aide ponctuelle est devenu une passion dévorante. J’ai remonté des lignées dans toute la France — Normandie, Bretagne, Alsace, Vosges, Nord, Sud — mais aussi en Algérie, en Espagne, en Italie, en Pologne, en Autriche, en Allemagne. Et tout récemment, en République tchèque. Ma dernière grande enquête, et l’une des plus difficiles : j’avais retrouvé un dossier de naturalisation en France, mais les origines restaient mystérieuses. C’est grâce à la collaboration avec un généalogiste tchèque que tout s’est dénoué — il a retrouvé l’acte de naissance et trouvé les parents au XVIIIe siècle. Sans ce partage, cette branche serait restée dans l’ombre.


