A la recherche des pères inconnus

Catherine et Anne Marie Wedly : à la recherche des pères inconnus


Un mystère en deux actes

Dans tout arbre généalogique, il existe des silences. Des cases vides, des lignes qui s’arrêtent net, des prénoms sans patronyme. La branche Wedly de mon arbre maternel en compte deux, à une génération d’intervalle, au même endroit, dans le même petit coin d’Alsace frontalière : le Sundgau.

Catherine Wedly, née le 19 janvier 1826 à Lepuix-Neuf (Territoire de Belfort), est enfant naturelle. Son père n’est pas déclaré.

Anne Marie Wedly, née le 2 juin 1854 à Saint-Ulrich (Haut-Rhin), fille de Catherine, est elle aussi enfant naturelle. Son père n’est pas déclaré.

Deux femmes seules. Deux naissances sans père reconnu. Deux mystères que les registres d’état civil ne résolvent pas. Mais la généalogie génétique, croisée avec l’histoire sociale et la transmission orale familiale, permet d’avancer des hypothèses documentées. C’est l’objet de cet article.


La branche Wedly : qui sont-elles ?

Pour comprendre le mystère, il faut d’abord poser le cadre. La branche Wedly s’enracine dans le Sundgau, cette région du Haut-Rhin coincée entre l’Alsace, le Territoire de Belfort et la Suisse, à quelques kilomètres de la frontière helvétique.

L’ancêtre documenté le plus lointain de cette lignée est Joseph Antoine Wetle, né le 11 février 1693 à Arth, dans le canton de Schwytz (Suisse centrale). Maçon, il migre vers l’Alsace au début du XVIIIe siècle et s’installe à Feldbach (Haut-Rhin), où il épouse une Alsacienne en 1723. Ce mouvement migratoire de Suisse centrale vers le Sundgau est bien documenté pour l’époque : les cantons alpins fournissaient une main-d’œuvre abondante aux villages frontaliers du Haut-Rhin.

Son fils Casparus Wettly (1731, Feldbach) est maçon comme son père. Son petit-fils Gaspard Wettly (1758, Mertzen) l’est également. Gaspard épouse en 1783 à Mertzen Barbara Jelsch, elle aussi native de Mertzen. De cette union légitime naît Marie Madeleine Wedly en octobre 1795 à Saint-Ulrich — orthographe variante d’un nom qui se décline en Wettly, Wathle, Welty, Wethly selon les greffiers.

Marie Madeleine est donc une enfant légitime, fille reconnue d’un couple marié. C’est sa propre fille, Catherine, qui rompt cette légitimité en 1826 — et sa petite-fille Anne Marie en 1854.

La chaîne complète est la suivante :

Joseph Antoine WETLE (1693, Arth/Schwytz, Suisse)
    ↓
Casparus WETTLY (1731, Feldbach)
    ↓
Gaspard WETTLY × Barbara JELSCH (mariés 1783, Mertzen)
    ↓
Marie Madeleine WEDLY (1795, Saint-Ulrich) — enfant légitime
    ↓ père inconnu n°1
Catherine WEDLY (1826, Lepuix-Neuf) — enfant naturelle
    ↓ père inconnu n°2
Anne Marie WEDLY (1854, Saint-Ulrich) — enfant naturelle
    ↓ × François Joseph HENRY (Cohiniac, Côtes-d'Armor)
Jeanne Albertine HENRY (1890, Soindres/Yvelines)
    ↓ × Louis Martin FISCHER (Meulan)
Suzanne FISCHER (1920, Meulan)
    ↓

Le contexte : le Sundgau du XIXe siècle, une zone de brassage

Avant d’aller plus loin, il est essentiel de comprendre ce qu’était le Sundgau dans la première moitié du XIXe siècle. Ce n’était pas un espace rural figé et homogène — c’était une zone de passage intense, traversée par des flux migratoires multiples.

Géographiquement, le Sundgau est à la confluence de trois espaces : l’Alsace française, le Territoire de Belfort (Franche-Comté), et la Suisse (cantons de Bâle et d’Argovie). Les villages de Saint-Ulrich, Mertzen, Lepuix-Neuf et Feldbach sont tous dans un rayon de 15 kilomètres autour de Dannemarie. La frontière y est perméable depuis des siècles.

Économiquement, la région connaît au XIXe siècle un essor industriel précoce. Les mines de charbon de Giromagny (à quelques kilomètres de Lepuix-Neuf) attirent une main-d’œuvre venue de toute l’Alsace, de Franche-Comté, d’Allemagne et de Suisse. Des ouvriers migrants, des soldats de garnison, des colporteurs et des artisans itinérants traversent régulièrement ces villages.

Socialement, les femmes seules — veuves, domestiques, journalières — y sont particulièrement vulnérables aux unions non formalisées. Marie Madeleine Wedly est décrite dans les actes comme marchande puis journalière. Catherine est domestique puis couturière. Ces statuts sociaux précaires sont ceux de femmes sans filet, qui ne peuvent pas toujours imposer une reconnaissance de paternité.

C’est dans ce contexte qu’il faut lire les deux naissances sans père déclaré.


Premier père inconnu : le père de Catherine (1826)

Ce que les actes nous disent

Catherine Wedly naît le 19 janvier 1826 à Lepuix-Neuf (Territoire de Belfort). Sa mère, Marie Madeleine Wedly, a alors 30 ans. Elle est seule. Aucun père n’est mentionné dans l’acte de naissance.

Lepuix-Neuf est un village situé à la lisière du Territoire de Belfort, à quelques kilomètres de Giromagny et de ses mines. En 1826, la région est en plein développement industriel. Les flux migratoires y sont importants.

Ce que l’ADN suggère

L’ADN d’une descendante directe d’Anne Marie Wedly (analysé sur MyHeritage, version 2.5) révèle plusieurs composantes inexpliquées par les branches documentées de l’arbre. Parmi elles, une composante danoise à 5,3 % attire particulièrement l’attention.

Aucune branche documentée de l’arbre maternel ne justifie cette composante. La Manche (branche Guillot), la Bretagne (branche Henry), l’Alsace (branche Fischer) et la Suisse (branche Wettly) n’expliquent pas un taux aussi élevé de composante nordique.

Il convient de préciser ce que recouvre la catégorie « danoise » chez MyHeritage. Elle ne désigne pas nécessairement un ancêtre originaire du Danemark — elle reflète un pool génétique partagé par les populations germaniques du Nord, de la mer du Nord à la Baltique, incluant le Schleswig-Holstein, le Danemark, le nord de l’Allemagne et les régions côtières germaniques. Or, au XIXe siècle, des ouvriers venus d’Allemagne du Nord migraient massivement vers les zones industrielles d’Alsace et de Franche-Comté.

Hypothèse : le père de Catherine pourrait être un homme de stock germanique nordique — un ouvrier, un militaire ou un artisan itinérant venu du nord de l’espace germanique, de passage ou installé temporairement dans la région de Lepuix-Neuf vers 1825-1826.

Cette hypothèse reste fragile, car une composante ADN seule ne suffit pas à identifier une origine. Elle constitue néanmoins une piste cohérente avec le contexte géographique et économique de la région à cette époque.


Second père inconnu : le père d’Anne Marie (1854)

C’est sur ce second père inconnu que les indices s’accumulent de façon beaucoup plus convergente. Trois types de sources — la transmission orale, les indices physiques et les données génétiques — pointent dans la même direction.

Ce que les actes nous disent

Anne Marie Wedly naît le 2 juin 1854 à Saint-Ulrich (Haut-Rhin). Sa mère, Catherine Wedly, a 28 ans. Elle est domestique, couturière. Aucun père n’est déclaré.

Anne Marie vivra une longue vie : couturière puis cuisinière, elle se marie deux fois, s’installe dans les Yvelines et décède le 29 mars 1922 à Mantes-la-Jolie. Elle a une fille, Jeanne Albertine Henry (1890), dont la descendance est bien documentée.

Premier indice : la transmission orale familiale

La fille de Jeanne Albertine, Suzanne Fischer (1920-2007), transmettait dans sa famille un souvenir précis : sa grand-mère Anne Marie était tzigane.

Ce type de transmission orale mérite d’être pris au sérieux en généalogie. Suzanne ne parlait pas d’une rumeur vague — elle l’attribuait à sa grand-mère directe, à une génération de distance seulement. Dans les familles du XIXe et du début du XXe siècle, l’ascendance romani était rarement inventée — c’était au contraire une information qu’on taisait plutôt qu’on n’amplifiait, en raison de la stigmatisation sociale attachée à ces populations. Le fait que ce souvenir ait survécu et circulé dans la famille donne du poids à cette piste.

Source : transmission orale familiale (Suzanne Fischer, 1920-2007).

Deuxième indice : les traits physiques transmis

La description physique de Jeanne Albertine Henry — fille directe d’Anne Marie Wedly — est frappante et cohérente : peau très mate, cheveux bruns, yeux bruns, visage long et ovale. Ces traits se sont transmis à sa descendante directe (la génération suivante), avec un visage légèrement moins allongé.

Ce phénotype — peau mate avec traits allongés et sombres — n’est pas caractéristique des populations normandes (branche Guillot), bretonnes (branche Henry côté père), alsaciennes (branche Fischer) ou suisses alémaniques (branche Wettly). Ces populations sont majoritairement à pigmentation claire.

En revanche, ce phénotype est typiquement associé aux populations Sinti et Manouches d’Europe occidentale, telles qu’elles sont décrites dans la littérature ethnographique et médicale du XIXe et du XXe siècle.

Il convient ici d’être prudent : un phénotype ne prouve pas une origine. Des traits sombres peuvent apparaître pour d’autres raisons. Mais dans le contexte d’une transmission orale qui désigne précisément Anne Marie comme « tzigane », la convergence est notable.

Troisième indice : le contexte géographique

Saint-Ulrich et le Sundgau sont historiquement un espace de passage et d’implantation des Sinti alsaciens (appelés aussi Manouches). Les familles Sinti circulent dans ce couloir Alsace/Franche-Comté/Suisse depuis le XVe siècle, bien documentées dans les archives alsaciennes.

Au XIXe siècle, certaines familles Sinti se sédentarisent partiellement, s’intègrent aux communautés rurales, exercent des métiers artisanaux (rémouleurs, chaudronniers, musiciens, vanniers) et des unions mixtes ont lieu — souvent hors mariage, en raison de la marginalisation sociale des familles romani. Un enfant né d’un père Sinti et d’une mère sédentaire serait, dans ce contexte, typiquement déclaré de père inconnu.

Il est également significatif que deux générations consécutives (Catherine puis Anne Marie) naissent sans père reconnu. Cette répétition peut refléter une marginalisation sociale persistante de la lignée maternelle — cohérente avec une ascendance ou une fréquentation romani qui rendait les femmes de cette branche plus vulnérables et moins susceptibles d’obtenir une reconnaissance de paternité.

Quatrième indice : les données génétiques

C’est ici que les sciences génomiques apportent un éclairage précieux, bien que non conclusif.

L’ADN d’une descendante directe à la troisième génération d’Anne Marie Wedly a été analysé sur MyHeritage (version 2.5) et IllustrativeDNA (DeepAncestry). En théorie, une arrière-grand-mère contribue à 12,5 % de l’ADN de son arrière-petit-enfant — mais ce chiffre est théorique : la méiose redistribue aléatoirement les segments chromosomiques à chaque génération, et la contribution réelle peut varier entre 0 et environ 25 %.

Plusieurs composantes de l’ADN de cette descendante sont inexpliquées par les branches documentées de l’arbre :

  • Espagnole, catalane et basque : 3,1 % — aucune branche connue dans les branches maternelles documentées
  • Italienne du Nord : 4,5 % — partiellement explicable par la branche Fischer (Strasbourg/Schirmeck), mais un excédent subsiste
  • Écossaise et galloise : 3,9 % — difficile à rattacher aux branches normande ou bretonne seules
  • Danoise : 5,3 % — inexpliquée (voir père inconnu n°1)

Ces composantes inexpliquées totalisent environ 12 à 16 % — ce qui correspond remarquablement à la contribution théorique de deux ancêtres inconnus sur deux générations consécutives.

Ce que la génétique nous dit sur les Romani/Sinti

Plusieurs études génomiques majeures permettent de comprendre comment l’ascendance romani se traduit dans les tests ADN commerciaux.

Une étude publiée dans Current Biology (2012) établit que les Roms portent environ 80 % d’ascendance ouest-eurasienne, issue d’une combinaison de sources européennes et sud-asiatiques, et que le métissage entre ascendance sud-asiatique et européenne remonte à environ 850 ans. L’Europe de l’Est est identifiée comme la principale source d’ascendance européenne des Roms, et le nord-ouest de l’Inde comme la source de leur ascendance sud-asiatique.

Une étude publiée dans PLOS Genetics (2019) sur 186 échantillons roms d’Europe détecte une empreinte génétique balkanique commune à tous les groupes roms européens, ainsi qu’une composante ibérique dans les groupes roms du Nord et de l’Ouest — les Sinti notamment — probablement due à un flux génétique continu lors de leur dispersion à travers l’Europe occidentale.

L’étude publiée dans le European Journal of Human Genetics souligne la présence de lignées uniparentales d’origine indienne (haplogroupe mitochondrial M, haplogroupe Y-chromosomique H) dans une proportion significative d’individus romani.

Or, les plateformes de tests ADN commerciaux comme MyHeritage n’ont pas de catégorie « Romani » dans leurs référentiels d’origines ethniques. L’ADN romani dilué sur plusieurs générations se répartit donc entre plusieurs catégories :

Composante romaniTraduction probable sur MyHeritage
Fond balkanique (dominant)Est-européen, Grec et albanais, parfois Danois
Fond ibérique (Sinti occidentaux)Espagnol, catalan et basque
Route migratoire italienneItalien du Nord
Fond germanique (Sinti très européanisés)Germanique
Fond sud-asiatique résiduel→ Souvent absent ou classé Est-européen

La composante danoise à 5,3 % mérite une attention particulière. Dans le cadre de la génétique romani, cette catégorie peut refléter le fond balkanique des Sinti, dont les marqueurs génétiques ressemblent parfois aux populations nordiques/baltes pour les algorithmes de classification commerciaux. Cette ambiguïté algorithmique est bien documentée : les outils commerciaux peinent à distinguer certaines signatures balkaniques des signatures nordiques.

Hypothèse synthétique

Les composantes inexpliquées de l’ADN de la descendante — espagnole (3,1 %), italienne du Nord (4,5 %), écossaise/galloise (3,9 %) et une partie du danois (5,3 %) — forment un profil cohérent avec une ascendance Sinti alsacienne transmise par un père de la génération 1854. Ces composantes totalisent environ 12-14 %, soit l’ordre de grandeur attendu pour la contribution d’une arrière-grand-mère (12,5 % théoriques, avec variation méiotique).

Cette hypothèse reste une hypothèse. Elle ne peut pas être confirmée sans un test ADN comparé à des correspondances ADN avec des familles Sinti identifiées, ou sans la découverte d’un acte nominatif mentionnant le père réel d’Anne Marie.


Bilan des hypothèses

Père inconnu n°1Père inconnu n°2
Enfant concernéCatherine Wedly (1826, Lepuix-Neuf)Anne Marie Wedly (1854, Saint-Ulrich)
MèreMarie Madeleine Wedly, 30 ans, journalièreCatherine Wedly, 28 ans, domestique
Piste principaleHomme de stock germanique nordique, ouvrier ou militaire migrantHomme Sinti alsacien
Indice ADNComposante danoise 5,3 % inexpliquéeComposantes espagnole, italienne, balkanique inexpliquées (~12-14 %)
Indice oralAucun« Anne Marie était tzigane » (Suzanne Fischer)
Indice physiqueAucun directPeau mate, visage ovale, traits sombres transmis à Jeanne Henry
Indice géographiqueZone minière et industrielle, flux migratoires germano-nordiquesSundgau = couloir historique des Sinti alsaciens
Niveau de probabilitéHypothèse modéréeHypothèse forte (faisceau d’indices convergents)

Pistes de recherche pour aller plus loin

Pour le père inconnu n°1 (Catherine, 1826) :

  • Registres paroissiaux et d’état civil de Lepuix-Neuf et des communes voisines, années 1824-1826
  • Recensements de population pour identifier les hommes migrants dans la région
  • Registres militaires de la garnison de Belfort (soldats en garnison dans la région)
  • Registres des mines de Giromagny pour la main-d’œuvre étrangère

Pour le père inconnu n°2 (Anne Marie, 1854) :

  • Archives sur les familles Sinti du Sundgau et du Territoire de Belfort au XIXe siècle — les Archives départementales du Haut-Rhin (Colmar) et du Territoire de Belfort (Belfort) conservent des registres de surveillance des populations nomades
  • Recherche de correspondances ADN sur MyHeritage, Ancestry ou FamilyTreeDNA avec des familles Sinti alsaciennes identifiées — c’est aujourd’hui la piste la plus prometteuse
  • Registres d’état civil de Saint-Ulrich, années 1852-1855, pour identifier d’éventuels hommes de passage

Conclusion

Deux femmes, deux naissances sans père déclaré, un demi-siècle d’écart, le même coin d’Alsace. Catherine et Anne Marie Wedly ont traversé leur vie sans que leur filiation paternelle soit jamais reconnue. Les archives sont muettes.

Mais la génétique parle — avec prudence et probabilités, non avec certitudes. Elle dessine, pour Anne Marie, le portrait d’un père dont l’ascendance serait romani ou Sinti, cohérente avec la mémoire familiale transmise par Suzanne Fischer et le phénotype caractéristique que Jeanne Albertine Henry a hérité et transmis à son tour.

Pour Catherine, la piste est plus ténue : un homme du Nord germanique, peut-être ouvrier ou militaire, dans une région alors en pleine transformation industrielle.

Ces hypothèses ne clôturent pas l’enquête — elles l’ouvrent. La généalogie génétique, croisée avec le travail en archives, reste la voie la plus prometteuse pour donner enfin un nom à ces deux hommes qui ont marqué notre lignée sans jamais y laisser leur signature.


Sources et références

Sources primaires :

  • Acte de naissance de Catherine Wedly, Lepuix-Neuf, 19 janvier 1826
  • Acte de naissance d’Anne Marie Wedly, Saint-Ulrich, 2 juin 1854
  • Acte de mariage de Gaspard Wettly et Barbara Jelsch, Mertzen, 1783
  • Acte de naissance de Gaspard Wettly, Mertzen, 28 août 1758
  • Acte de naissance de Casparus Wettly, Feldbach, 1er avril 1731
  • Acte de mariage de Joseph Antoine Wetle et Anna Maria Willimann, Feldbach, 5 mai 1723
  • Acte de naissance de Joseph Antoine Wetle, Arth (canton de Schwytz, Suisse), 11 février 1693
  • Résultats ADN MyHeritage v2.5 (descendante directe, 3e génération après Anne Marie Wedly)
  • Résultats ADN IllustrativeDNA / DeepAncestry (même descendante)

Transmission orale :

  • Suzanne Fischer (1920-2007) : « Anne Marie était tzigane » — transmission familiale directe

Références scientifiques :

  • Moorjani P. et al., « Reconstructing the Population History of European Romani from Genome-wide Data », Current Biology, 2012. L’étude estime que les Roms portent environ 80 % d’ascendance ouest-eurasienne et que le métissage indo-européen remonte à environ 850 ans.
  • Mendizabal I. et al., « European Roma groups show complex West Eurasian admixture footprints and a common South Asian genetic origin », PLOS Genetics, 2019. L’étude détecte une empreinte génétique balkanique commune à tous les groupes roms européens, et une composante ibérique spécifique aux groupes roms du Nord et de l’Ouest (dont les Sinti).
  • Mendizabal I. et al., « Origins, admixture and founder lineages in European Roma », European Journal of Human Genetics, 2011. L’étude souligne la présence de lignées uniparentales d’origine indienne (haplogroupe mitochondrial M, haplogroupe Y H) dans une proportion significative d’individus romani.

Stéphanie Thomas — empreintesdumonde.com Toutes les hypothèses formulées dans cet article restent des pistes de recherche, non des conclusions définitives. La généalogie est une enquête permanente.

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