Deux frères. Deux fils de charbonnier. Deux départs pour l’armée à seulement quelques mois d’intervalle. L’un mourra sur un champ de bataille en Prusse. L’autre traversera les guerres de la Révolution et de l’Empire, parcourra une partie de l’Europe, sera blessé à plusieurs reprises et gravira un à un les échelons de la hiérarchie militaire jusqu’à devenir officier et chevalier de la Légion d’honneur.
Voici le parcours d’un officier de Napoléon, Nicolas Marguerite BECQUET et de son frère aîné Pierre Louis. Une histoire qui commence pourtant bien loin des champs de bataille.
Une famille de charbonnier
Le 28 avril 1767, à Lannoy-Cuillère, dans l’Oise, Vincent BECQUET épouse Marie LEROY. Vincent est charbonnier. Il ne travaille pas dans une mine : au XVIIIe siècle, le charbonnier fabrique du charbon de bois. Au plus près des coupes forestières, il empile le bois en meules, les recouvre de terre et de végétaux puis surveille pendant plusieurs jours une combustion lente, avec le moins d’oxygène possible. Son travail est intimement lié à la forêt et peut également imposer une certaine mobilité. Lorsque les coupes se déplacent, le charbonnier peut être amené à suivre le travail et à s’installer temporairement ailleurs.
C’est peut-être ce qui arrive à Vincent. En novembre 1768, son fils Mathieu Vincent naît à Lannoy-Cuillère. Puis la famille disparaît des registres de la paroisse pendant plusieurs années. Nous la retrouvons à Haudricourt, en Seine-Maritime, alors Seine-Inférieure, où un petit François meurt le 6 mai 1772. Quelques semaines plus tard, le 21 juin, Marie LEROY y donne naissance à Pierre Louis BECQUET. En 1774, les BECQUET sont revenus à Lannoy-Cuillère pour la naissance de Marie Madeleine. Puis, le 15 décembre 1775, naît Nicolas Marguerite BECQUET. Un dernier garçon, François, voit le jour en 1778.
Aucun document retrouvé n’explique le séjour de la famille à Haudricourt, entre environ 1769 et 1773. Le métier de Vincent constitue une piste plausible : une coupe ou un chantier forestier a pu nécessiter ce déplacement. Mais cela reste une hypothèse. Quelques années plus tard, ce ne sont plus quelques kilomètres que vont parcourir deux de ses fils.
1791 : deux frères choisissent l’armée
Pierre Louis et Nicolas grandissent donc dans une famille modeste dont le père vit du travail de la forêt. Leur avenir aurait pu ressembler au sien. Mais ils atteignent l’adolescence dans une France en plein bouleversement. En 1791, Louis XVI est toujours roi et le pays n’est pas encore en guerre contre les monarchies européennes. Pourtant, depuis 1789, la Révolution a profondément modifié la société. Les privilèges ont été abolis, l’armée connaît d’importantes transformations et le départ de nombreux officiers a désorganisé une partie de son encadrement. Pour des hommes issus des milieux populaires, le métier des armes peut aussi offrir une solde et des possibilités d’avancement autrefois beaucoup plus difficiles à envisager.
Est-ce ce qui attire Pierre Louis ? Nous n’en savons rien. Le 13 août 1791, il entre au service au 97e régiment d’infanterie. Il a 19 ans. Trois mois plus tard, son jeune frère fait à son tour un choix étonnant : le 18 novembre 1791, Nicolas rejoint le 2e bataillon de volontaires de l’Oise. Mais Nicolas n’a pas 19 ans. Il n’a même pas 16 ans. Né le 15 décembre 1775, il a exactement 15 ans, 11 mois et 3 jours.
Son âge mérite que l’on s’y arrête. Les premières levées de volontaires reposent notamment sur les hommes inscrits dans la Garde nationale, normalement à partir de 18 ans. Dans l’armée régulière, les textes de 1791 fixent quant à eux à 16 ans accomplis l’âge minimal du recrutement. Les études consacrées aux volontaires révolutionnaires montrent néanmoins que des garçons plus jeunes furent effectivement admis. Nicolas en fait manifestement partie : lorsqu’il rejoint son bataillon, il lui manque encore 27 jours pour atteindre ses seize ans.
Pourquoi part-il si jeune ? L’exemple de Pierre Louis, engagé trois mois auparavant, a-t-il compté ? Nicolas ne se voyait-il pas devenir charbonnier à son tour ? Les forêts et les meules de bois de son père l’attiraient-elles moins que la perspective de découvrir d’autres horizons ? L’armée représentait-elle l’aventure, une possibilité d’ascension sociale ou, plus simplement, le moyen de gagner sa vie ? Nous pouvons nous poser toutes ces questions, mais les archives n’y répondent pas. Nous savons seulement qu’en quelques mois, les deux fils BECQUET dont nous pouvons alors suivre avec certitude le destin ont quitté leur famille pour l’armée.
Nicolas ne sait probablement pas encore qu’il vient de s’engager dans une carrière qui occupera une grande partie de sa vie.
Nicolas Marguerite BECQUET : des volontaires de l’Oise à l’armée régulière


Lorsque Nicolas rejoint le 2e bataillon de volontaires de l’Oise en novembre 1791, la guerre n’a pas encore commencé. Elle éclate le 20 avril 1792 lorsque la France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie. Les bataillons de volontaires départementaux ont justement été levés pour renforcer une armée confrontée à la menace extérieure. Celui de Nicolas sert dans le Nord et nous retrouvons notamment son unité à Ostende, dans l’actuelle Belgique. Pour l’adolescent qui a grandi entre Lannoy-Cuillère et les forêts fréquentées par son père, le changement d’univers est radical.
Les premières années révolutionnaires sont aussi celles d’une profonde réorganisation de l’armée. Les anciennes unités royales et les bataillons de volontaires sont progressivement amalgamés pour former de nouvelles demi-brigades. Nicolas traverse ces transformations avant d’être incorporé au 26e régiment d’infanterie de ligne. Son registre donne une date précise : le 1er thermidor an V, soit le 19 juillet 1797. Il a 21 ans et sert déjà depuis près de six années.

À partir de là, son état de services permet de suivre presque année après année les régions dans lesquelles Nicolas fait campagne. Et son parcours est impressionnant. Après les campagnes de 1792 et 1793 dans le Nord, il sert pendant plusieurs années dans les Alpes, puis en Italie. Ce ne sont donc pas seulement les déplacements connus du 26e régiment que nous pouvons suivre : ce document appartient à Nicolas et atteste directement les campagnes qui lui sont reconnues au cours de sa carrière. Parti de l’Oise à quinze ans, il passe ainsi du nord de la France aux Alpes puis franchit la frontière italienne.
Son état de services ne donne cependant pas le détail de chaque bataille. Il serait donc imprudent d’affirmer sa présence personnelle à Pastrengo, Magnano, Novi ou dans tous les combats auxquels participe son régiment pendant ces années. En revanche, une bataille ne laisse aucun doute : Montebello, en Italie. Elle apparaît dans la colonne réservée aux observations, non pour signaler simplement le passage de son unité, mais parce que Nicolas y a été personnellement blessé.
Deux blessures et une ascension régulière


À partir de la campagne d’Italie, l’état de services devient particulièrement précieux car il ne permet plus seulement de suivre les déplacements de Nicolas : il conserve aussi la trace des blessures qu’il a reçues. La première est mentionnée à Montebello, en Italie. Dans la colonne « Observations », on lit qu’il a été « blessé d’un coup de feu au pied gauche […] à l’affaire de Montebello ». Une difficulté subsiste toutefois sur la date : le registre semble indiquer le 17 nivôse an IX, soit le 7 janvier 1801, alors que la bataille de Montebello à laquelle participe le 26e a lieu le 9 juin 1800. Impossible, en l’état des sources, d’expliquer cette discordance. Je préfère donc conserver les deux informations telles qu’elles apparaissent : la blessure de Nicolas à Montebello est attestée, mais sa date reste problématique.
Malgré cette blessure, Nicolas poursuit sa carrière. Le 11 septembre 1800, il devient caporal. Le 23 mars 1804, il est nommé fourrier, une fonction qui implique notamment des tâches liées au logement, aux subsistances et à l’administration de la compagnie. C’est un détail intéressant pour ce fils de charbonnier dont nous connaissons très peu le niveau d’instruction. Il devient ensuite sergent le 15 mai 1804, puis sergent-major le 17 avril 1807. Son état de services permet en même temps de suivre ses déplacements : après les longues campagnes des Alpes et d’Italie, il sert dans le sud-ouest de la France, notamment sous l’Adour, puis à Saintes, en Charente-Maritime, avant de rejoindre en 1806 et 1807 le camp de l’île d’Yeu, en Vendée.
Une nouvelle étape commence en 1808, lorsque Nicolas part pour l’Espagne. Il y fait les campagnes de 1808 et 1809. Le 10 janvier 1809, après plus de dix-sept années passées sous l’uniforme, il est nommé sous-lieutenant : celui qui était arrivé adolescent comme simple soldat est désormais officier. En 1810, sa fiche le place au Portugal, dans l’armée commandée par le maréchal Masséna, prince d’Essling. C’est là que la guerre le frappe une seconde fois.




Le 27 septembre 1810, à Bussaco, au Portugal, les troupes françaises attaquent les positions anglo-portugaises de Wellington installées sur les hauteurs. L’assaut échoue après de violents combats. Nicolas y est personnellement présent : son état de services précise qu’il est « blessé d’un coup de feu au dos à l’affaire de Bussaco, le 27 7bre 1810 ». Une balle au pied gauche à Montebello, puis une balle dans le dos à Bussaco : deux blessures de guerre sont ainsi directement attestées dans son dossier. Et, dans les deux cas, Nicolas survit.
Sa carrière ne s’arrête toujours pas. Le 31 juillet 1811, il devient lieutenant et, moins d’un mois plus tard, le 26 août 1811, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Son état de services porte encore des campagnes pour les années suivantes. Parti avant ses seize ans, Nicolas a donc traversé deux décennies de guerres en passant progressivement de simple soldat à officier.

Pendant toutes ces années, Nicolas n’est pourtant pas le seul fils de Vincent BECQUET à parcourir l’Europe sous l’uniforme. Pierre Louis, son frère aîné, avait quitté la famille trois mois avant lui en 1791. Son parcours militaire est différent, mais tout aussi exceptionnel — et il connaîtra une fin beaucoup plus brutale.
Pierre Louis BECQUET : l’autre destin


Pierre Louis avait quitté la famille le premier. Sa fiche fait commencer son service le 13 août 1791, au 97e régiment d’infanterie. Son parcours durant les premières années reste moins précisément documenté que celui de Nicolas, notamment en raison des transformations successives de l’armée révolutionnaire. Le document lui attribue cependant les campagnes de 1792 et 1793, puis celles des ans II, III, IV, V, VI, VII, VIII et IX. Il passe donc pratiquement une décennie entière dans les armées de la République.
Sa carrière progresse elle aussi. Le 20 avril 1794, Pierre Louis devient caporal. Le 12 juin 1800, il est promu sergent. Nous ne pouvons pas encore reconstituer toutes ses affectations successives ni lui attribuer individuellement chacune des grandes batailles de cette période, mais son état de services témoigne d’une remarquable continuité militaire. Puis son parcours le conduit dans une formation prestigieuse : la Garde. La fiche que nous avons retrouvée le qualifie de chasseur et figure dans les registres des fusiliers-chasseurs de la Garde.
Entrer dans la Garde n’est pas anodin. Ses hommes sont choisis parmi des soldats expérimentés et elle accompagne Napoléon dans ses grandes campagnes. Pierre Louis est désormais un vétéran. Sa fiche mentionne encore la campagne de l’an XIV avec la Grande Armée, puis celles de 1806 et 1807. En seize ans, le fils du charbonnier de Lannoy-Cuillère a donc connu successivement les armées de la Révolution, puis celles de l’Empire.
Sa dernière campagne le conduit très loin de son village natal.
10 juin 1807 : Heilsberg

Le 10 juin 1807, l’armée française affronte les Russes à Heilsberg, alors en Prusse orientale, aujourd’hui Lidzbark Warmiński en Pologne. Les forces russes de Bennigsen ont établi autour de la ville de puissantes positions défensives protégées par des redoutes. Les attaques françaises se heurtent à ces retranchements et les combats deviennent extrêmement violents. Les fusiliers de la Garde sont engagés pour soutenir les troupes françaises. Les témoignages contemporains décrivent des assauts meurtriers et des pertes importantes.
Nous pouvons donc replacer Pierre Louis au sein de son unité et comprendre ce que celle-ci affronte ce jour-là. Nous ne savons en revanche ni à quel endroit précis il se trouve lorsqu’il est atteint, ni de quelle manière il meurt. Sa fiche militaire se contente d’une phrase particulièrement sèche : « Tué au champ d’honneur à l’affaire d’Heilsberg en Prusse le 10 juin 1807. »
Pierre Louis a 34 ans. Il aurait eu 35 ans onze jours plus tard. Cela fait près de seize ans qu’il a quitté sa famille pour l’armée. Quatre jours après sa mort, le 14 juin, Napoléon remporte à Friedland, alors en Prusse orientale, aujourd’hui Pravdinsk en Russie, la victoire décisive qui précède les traités de Tilsit. Pierre Louis n’assistera pas à la fin de cette campagne.
Nicolas continue sans son frère
Au moment où Pierre Louis meurt à Heilsberg, Nicolas vient lui-même de franchir une nouvelle étape dans sa carrière : il est sergent-major depuis le 17 avril 1807. Moins de deux mois séparent donc sa promotion de la mort de son frère. Quand apprend-il la nouvelle ? Comment lui parvient-elle ? Sait-il seulement dans quelles circonstances Pierre Louis a disparu ? Aucun document retrouvé ne nous permet de le savoir.
Du fils de charbonnier au chevalier de la Légion d’honneur
Le 26 août 1811, Nicolas Marguerite BECQUET est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Il a 35 ans. Vingt ans plus tôt, il n’était encore qu’un garçon de quinze ans entrant comme simple volontaire au 2e bataillon de l’Oise. Il est désormais lieutenant.
Son dossier de Légion d’honneur permet de mesurer tout le chemin parcouru. La décoration ne marque d’ailleurs pas la fin de sa carrière : son état de services continue après 1811 et porte encore des campagnes en 1812 et 1813. Au total, l’administration lui reconnaîtra 41 ans, 3 mois et 2 jours de services et campagnes, dont 20 années de campagnes de guerre.
Cette dernière donnée change complètement la perspective. L’armée n’a pas été pour Nicolas une aventure de jeunesse prolongée par les guerres de la Révolution et de l’Empire : elle a occupé l’essentiel de sa vie d’adulte. Le fils du charbonnier avait fait de l’armée sa carrière.
Que sont devenus les BECQUET ?
Revenons à la famille que les deux garçons avaient quittée en 1791. Vincent BECQUET continue à exercer son métier de charbonnier et meurt le 19 avril 1799 à Lannoy-Cuillère, dans l’Oise. Ses deux fils sont alors militaires depuis près de huit ans. Marie LEROY lui survit sept années. Nous la retrouvons à Aumale, en Seine-Maritime, où elle meurt le 10 juillet 1806, âgée d’environ 73 ans. Elle est alors pensionnaire de l’hospice et ce n’est pas l’un de ses enfants qui déclare son décès, mais un neveu. Pierre Louis et Nicolas sont tous deux à l’armée.
Un an plus tard, Pierre Louis est tué à Heilsberg. Le devenir de Mathieu Vincent, né en 1768, n’a pas pu être retrouvé, pas plus que celui de François, né en 1778. Marie Madeleine, leur sœur, réapparaît à Paris, dans le département de la Seine à l’époque, où elle épouse Jean HOUPPIN en 1811. La famille que Vincent et Marie avaient élevée entre Lannoy-Cuillère et Haudricourt s’est donc progressivement dispersée.
Nicolas, lui, survit aux guerres. Bien plus tard, le 18 octobre 1826, il épouse Marie Marguerite Élisabeth LEROY à Sainte-Marguerite-sur-Duclair, en Seine-Maritime. Il a 50 ans. Deux filles lui survivent : Suzanne Marceline et Zélie Pauline. Cette dernière se mariera en 1853 dans la Somme. Nicolas Marguerite BECQUET meurt à Sainte-Marguerite-sur-Duclair en septembre 1841, à 65 ans. Suzanne se mariera en 1857 à Aumale et y fondera une famille.
En 1767, lorsque Vincent BECQUET, charbonnier, épousait Marie LEROY à Lannoy-Cuillère, rien ne permettait d’imaginer les chemins qu’emprunteraient leurs enfants. Le métier du père avait peut-être déjà conduit la famille d’une forêt à une autre, entre l’Oise et la Seine-Inférieure. La génération suivante ira infiniment plus loin. Pierre Louis quitte sa famille à 19 ans et passe près de seize années dans les armées de la Révolution et de l’Empire avant de mourir sur un champ de bataille de Prusse. Trois mois après lui, Nicolas était parti à son tour. Il avait quinze ans, onze mois et trois jours.
Pourquoi ? C’est finalement l’une des rares questions auxquelles toutes ces archives ne répondent pas. Peut-être voulait-il suivre son frère. Peut-être les forêts et le métier de charbonnier ne l’attiraient-ils pas. Peut-être l’armée représentait-elle pour lui l’aventure, une solde, la possibilité de s’élever ou simplement une autre vie. Nous ne le saurons probablement jamais.
Ce que les archives permettent en revanche de mesurer, c’est le chemin parcouru. Nicolas Marguerite BECQUET était parti adolescent du monde des charbonniers. Il en revint après près de vingt années de campagnes, deux blessures de guerre connues, les galons d’officier et la croix de chevalier de la Légion d’honneur.
Pour aller plus loin
Cette histoire a pu être reconstituée en croisant les registres paroissiaux et d’état civil avec plusieurs sources militaires. Le parcours de Nicolas Marguerite BECQUET repose principalement sur son état de services du 26e régiment d’infanterie de ligne, qui détaille ses grades, ses campagnes et ses deux blessures, ainsi que sur son dossier de chevalier de la Légion d’honneur conservé aux Archives nationales. Les registres matricules du Service historique de la Défense (SHD) ont également permis de retrouver Pierre Louis BECQUET et de suivre sa carrière jusqu’aux fusiliers-chasseurs de la Garde et à sa mort à Heilsberg en 1807. Pour replacer leurs parcours dans leur contexte, les historiques des régiments, les ouvrages militaires anciens disponibles sur Gallica – Bibliothèque nationale de France, ainsi que les collections iconographiques de la BnF et de plusieurs musées permettent de documenter les campagnes et les batailles. Les actes conservés dans les Archives départementales de l’Oise et de la Seine-Maritime complètent enfin l’histoire familiale, de Lannoy-Cuillère à Haudricourt, Aumale et Sainte-Marguerite-sur-Duclair. Comme toujours, une distinction a été conservée entre les campagnes attestées par les dossiers individuels et les batailles auxquelles la présence personnelle de Nicolas ou Pierre Louis ne peut pas être démontrée.
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